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Tergnier au 18ème siècle et pendant la Révolution française

Un marchand de Saint-Quentin, Regnault de Burcourt, fonde, dans l’église paroissiale Saint André de cette ville, un sanctuaire dit de la Passion, composé de messes et de services célébrés à son intention. Pour en assurer l’exécution, il laisse à la fabrique la moitié d’un marché de terre de terre et pré sur les terroirs de la région ; l’indivision avec les héritiers de Claude Dauthuille, laboureur à Tergnier, ne cesse qu’en 1781.

Le 19 juin 1791, convoqués par affiche et par avis lu au prône des Eglises, les « citoyens actifs » formant la section rurale du canton de La Fère, se réunissent dans l’église des capucins ; ceux de Tergnier sont présents… en petit nombre.

Cette assemblée élit président Charles de Flavigny, Chevalier de Saint-Louis, ancien seigneur de Charnes, qui prête le serment constitutionnel.

Ces « citoyens actifs » se réunissent encore le 26 août 1792 en l’Eglise Saint-Louis du canton de La Fère et désignent huit électeurs chargés d’élire les députés du Département de l’Aisne à la Convention (qui seront : Condorcet, Saint-Just, Le Carlier, Jean de Bry).

Le 19 juillet 1791, les membres du Directoire du Département de l’Aisne trouvent sur leur bureau un mémoire que leur adressent les communes de Tergnier, Fargniers, Quessy, Liez, Mennessis, en vue d’opérer le desséchement de la vallée marécageuse qui traverse leur terroir. Aucune décision n’est prise !
La loi de 23 août 1793 ordonne la réquisition d’une première classe composée des jeunes gens de 18 à 25 ans. Les recrues de Tergnier font partie de la 1ère compagnie du second bataillon de la levée républicaine du district.

Au printemps de l’année 1796, 6 jeunes gens de Tergnier et 4 de Quessy sont recrutés comme fusilliers et forment la 8ème escouade de la 2ème compagnie de la colonne mobile créée dans chaque canton par la Convention.

En 1797, 7 fusilliers de Tergnier et 4 de Quessy composent la 3ème escouade de la colonne mobile.

En 1797, le citoyen Constant Lemoine, de Tergnier, est adjudicataire, au taux de 6 deniers par livre, du recouvrement des impositions de Quessy.

Le 28 novembre 1799 (7 frimaire an VIII), tous les fonctionnaires de Canton de La Fère – donc, ceux de Tergnier -, reçoivent l’ordre de se rendre en séance publique dans la salle ordinaire des délibérations municipales. Devant le Commissaire du Gouvernement, Bourgeois, ils prêtent serment de fidélité à la République.

Et le 1er Nivôse, jour de publication de la constitution de l’an VIII, les fonctionnaires de Tergnier, avec leurs collègues, parcourent les rues de La Fère en liesse.

Les premières archives officielles de Tergnier datent de 1793 et en font une commune du Canton de La Fère, district de Chauny.

Trente ans après, un cadastre fixant les limites de la Cité en consacre l’indépendance administrative réelle.

Ainsi, Tergnier reçoit son acte de naissance : ses 220 habitants relèvent directement de l’Administration Préfectorale.

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